1796 — 1832
Officier, ingénieur et physicien français, Sadi Carnot a posé en 36 ans d'existence les fondements de la thermodynamique moderne.

1er juin 1796
Naissance au Petit Luxembourg
1811
Entrée au lycée Charlemagne pour préparer le concours de Polytechnique. Intégration en 1812
1er octobre 1814
Sous-lieutenant à l’École d’application de l’artillerie et du génie de Metz
20 janvier 1819
Admission au Corps royal d’état-major ; son nouveau statut lui permet de résider durablement à Paris
juin 1821
Visite à son père en exil à Magdebourg
Printemps 1824
Publication de son ouvrage Réflexions sur la puissance motrice du feu et sur les machines propres à développer cette puissance
31 décembre 1826
Demande d’un congé illimité sans solde à la suite d’un possible rappel au service actif
6 mars 1827
Demande de prolongation de congé et de réintégration dans le Corps du génie
6 avril 1827
Réintégration dans le Corps du génie, avec affectation à Brest
15 août 1827
Nouvelle affectation à Auxonne, annulant l’affectation antérieure à Brest
1er octobre 1827
Capitaine du génie
19 mai 1828
Démission définitivement acceptée par le ministre de la Guerre. Sadi se consacre entièrement à ses études et recherches
Août 1830
Adhésion à l'Association de Polytechnique nouvellement créée qui regroupe les anciens élèves
Fin juin 1832
Inflammation de la gorge puis fièvre scarlatine
Fin juillet 1832
Grande faiblesse, puis rechute et fièvre cérébrale
3 août 1832
Admission dans la maison de santé privée de Jean-Étienne Dominique Esquirol (1772–1840) à Ivry, sous la catégorie médicale de « manie » (terme appartenant à la nosologie médicale du début du XIXe siècle ; chez Esquirol, il désigne un délire général accompagné d’excitation)
24 août 1832
Sadi Carnot meurt à Ivry. Le registre de la maison de santé mentionne « cholera », après avoir indiqué son admission le 3 août sous la catégorie de « manie » puis « guéri de sa manie ». Le centre d’Ivry n’était alors pas affecté par l’épidémie dans les mêmes conditions que Paris.
La grave crise médicale de 1832 intervient huit ans après la publication des Réflexions en 1824 et doit être distinguée de la période de conception et de rédaction de son œuvre majeure.